Institut du Patrimoine wallon

Les colloques

Les colloques organisés par l’Institut et le comité Patrimoine et Histoire de la FABI

Reprise en sous-œuvre et patrimoine culturel immobilier » (Beez, 18 février 2011)

La fondation, dont la fonction est de répartir au sol les charges transmises par les murs, est l’élément d’appui fondamental d’une construction. Généralement, elle est édifiée en pierre relativement dure et de grande dimension avec un liant à haut dosage de chaux.  Malheureusement, la différence de tassement du sol entraîne souvent l’affaissement du bâtiment, ouvrant la voie aux fissures et autres détériorations. Le diagnostic ainsi que le choix de la technique à utiliser posés, il y a lieu de consolider la fondation existante par une reprise en sous-œuvre.

Cette problématique importante s’inscrit de plain-pied dans les enseignements du Master complémentaire en conservation et restauration du patrimoine culturel immobilier, dans la formation continue offerte par les stages du Centre des métiers du patrimoine mais également dans les objectifs du Comité Patrimoine et Histoire de la FABI, qui s’est tout naturellement associé à l’IPW pour organiser une journée d’étude sur ce thème, donnant la parole à de nombreux experts, ingénieurs ou professeurs d’université. 

La première partie est consacrée à des exposés introductifs sur les objectifs, les méthodes et le suivi de ces reprises ainsi que sur la nature des fondations anciennes, qu’il s’agisse des matériaux utilisés et de leur mise en œuvre.  Celle-ci est suivie de la présentation d’exemples récents ou plus anciens mettant en lumière les solutions, des plus douces aux plus dures.  Les exposés de la seconde partie sont centrés sur le monitoring de bâtiments patrimoniaux, avant l’intervention de clôture.

Conservation et restauration des bétons du patrimoine moderniste (Beez, 9 novembre 2012)

Cette seconde journée d’étude organisée par l’IPW et le Comité Patrimoine et Histoire de la FABI s’attaque à la problématique des pathologies et réparations du béton armé, au patrimoine moderniste en béton armé en Wallonie et à Bruxelles ou encore à des restaurations exemplaires d’ouvrages en béton armé au nombre desquelles figurent les travaux sur quelques œuvres emblématiques de Le Corbusier.

Charpentes historiques en bois de la construction à la restauration (Beez, 28/03/2014)

Les charpentes sont des ouvrages courants. Tous les bâtiments, en effet, ont une toiture et nombreux ont une charpente en bois. Rares, cependant, sont les concepteurs qui en maîtrisent la technologie, le fonctionnement structural et les calculs. Par ailleurs, le fonctionnement structurel des charpentes traditionnelles est souvent fort complexe et délicat à modéliser. L’objectif de cette journée est de documenter les ingénieurs, architectes, historiens de l’art, archéologues, agents des organismes publics, enseignants, étudiants, etc. au sujet de ces ouvrages incontournables de notre patrimoine culturel immobilier. Après quelques exposés généraux qui traitent d’histoire, de principes constructifs, de typologies, de pathologies, d’approches de calcul, de calculs numériques, de techniques de restauration, etc., de nombreux exemples belges et étrangers sont abordés, soit collectivement, par des approches typologiques, soit au cas par cas, comme la cathédrale Saint-Paul et le manège de la caserne Fonck de Liège, la cathédrale Notre-Dame de Tournai, etc.

Colloque organisé par l’Institut et l’association Patrimoine industriel Wallonie-Bruxelles

Que garder du patrimoine de l’industrie lourde du XXe siècle ? (Beez, 6 juin  2014)

Cette journée d’étude sur l’industrie lourde du XXe siècle devrait dégager des priorités pour ce patrimoine relativement récent. Ce qui pouvait être sauvé du patrimoine industriel du XIXe siècle, l’a été le plus souvent par des initiatives privées relayées ensuite par les pouvoirs publics. Pour l’industrie lourde du siècle dernier, dont il est urgent désormais de préserver des vestiges remarquables, des critères de sélection peuvent-ils être identifiés afin que les éléments les plus représentatifs soient privilégiés pour être protégés, ensuite restaurés et réaffectés ?

Après une présentation de l’ampleur de ce patrimoine sur les plans historique et architectural, les interventions de spécialistes répondent aux questions suivantes : pouvons-nous avoir une réflexion globale pour une politique de sauvegarde ? Quels sont ou devraient être les critères objectifs de classement ? Quels projets de réaffectation sont envisageables ? Principalement en Wallonie mais avec un éclairage sur la Flandre et la France.

Un focus est ensuite porté sur la sidérurgie en partant d’exemples réussis ou en cours de sauvegarde ou de réaffectation dans les régions limitrophes : Hattingen dans la Ruhr, le Fonds Belval au Grand-Duché et Uckange en Lorraine.

Les colloques organisés par le Centre des métiers du patrimoine

Dans le cadre de ses activités, le Centre des métiers du patrimoine organise régulièrement des journées d’étude ou des tables rondes sur des thèmes variés (« Du bois au pan-de-bois » en 2007, « Les métiers de la pierre », « Les métiers de la forge », « Patrimoine et technologies : insertion ou intégration ? » en 2008, « Le patrimoine retrouve ses couleurs : du pigment aux métiers » en 2009, « Le patrimoine campanaire : cloches, carillons, horloge » et « La restauration des châssis de portes et de fenêtres » en 2010, « Les orgues » en 2011, « Les stucs » en 2012, etc.). Ces rencontres débouchent en général sur l’édition de synthèses dans les collections des Carnets du Patrimoine (Le patrimoine campanaire de Wallonie : cloches, carillons, horloges, n° 72) ou des Indispensables du Patrimoine (Travaux du métal -  métaux ferreux - fer forgé, Travaux de menuiserie – menuiserie extérieure – châssis et portes en bois, Travaux de gros-œuvre – maçonnerie traditionnelle – terre crue, etc.).